I-
Le mérycisme.
Le mérycisme est un trouble du comportement alimentaire se
caractérisant par des régurgitations et des
remastications des aliments. Les aliments en cours de digestion
remontent dans la bouche, où ils peuvent être
à nouveau avalés, mastiqués ou
crachés.
Il touche principalement les enfants de 3 mois à 1 an, et
plus rarement les adultes. Les garçons sont autant
touchés que les filles.
En général la maladie évolue
spontannéement vers sa résolution mais il peut y
avoir des complications telles que la dénutrition et/ou un
retard de croissance.
Le traitement du
mérycisme consiste en général
en une psychothérapie de l'enfant et de sa famille
et une thérapie plus comportementale pour l'enfant.
II-
La chocolatomanie. ( Source
)
La
chocolatomanie peut,
dans certains cas, être considérée
comme un trouble alimentaire. En ce
qui concerne les amateurs de chocolat, on peut en distinguer deux types
: ceux, 8 fois plus nombreux, qui recherchent plutôt le
goût du sucre
et qui privilégient le chocolat au lait, aux noisettes ou
fourré, et
ceux qui préfèrent le chocolat noir avec 60 ou 70
% de cacao, parmi
lesquels on retrouve les chocolatomanes.
La
chocolatomanie est
ainsi définie dans des travaux de 1985, effectués
par les Drs
Favre-Bismuth et Grouzmann, selon les critères suivants :
* prise
exclusive de chocolat noir ( à plus de 50% de cacao
);
* prise
de chocolat égale ou supérieure à 100
gr. par jour;
* choix d'une
marque de chocolat particulière.
Cependant, seulement
certaines personnes présentent un comportement obsessionnel
par rapport
à l'ingestion de chocolat, en arrivant à se
nourrir presque
exclusivement de ce produit. La plupart des chocolatomanes,
à la
différence des personnes boulimiques, ne souffrent pas
particulièrement
de leur " dépendance " au chocolat et n'éprouvent
pas de sentiments de
culpabilité ou de honte. En général,
ces personnes ne sont pas obsédées
par la hantise de grossir et n'adoptent pas des stratégies
de contrôle
du poids comme celles employées
généralement par les personnes
boulimiques (vomissements, emploi de diurétiques ou
laxatifs,...).
Enfin, si " perte de contrôle " il y a par rapport
à l'ingestion de
chocolat, celle-ci reste limitée au chocolat et ne concerne
pas
d'autres produits sucrés
III-
Les troubles partiels de l'alimentation.
Les
sujets arrêtent de manger certains aliments, qu'ils aimaient
pourtant jusqu'à présen,t à cause de
la signification symbolique que
revêt l'aliment. Certains adolescents
deviennent ainsi végétariens ou même
végétaliens de façon inattendu. Selon
certains auteurs, ces troubles résulteraient d'un symptôme
hystérique ou d'idées
sous-jacentes quasi délirantes.
IV- Le grignotage compulsif.
Le grignotage compulsif est un
besoin irrépressible de manger certains aliments
spécifiques. Les femmes sont d'avantage
concernées que les hommes, notamment à la
période prémenstruelle. Les facteurs
psychologiques, tels que la dépression, le manque de
confiance en soi, favorisent fortement le grignotage compulsif qui
semble particulièrement orienté vers les aliments
gras et sucrés qui sont perçu comme source de
satisfactions émotionnelles.
Derrière une crise de
grignotage compulsif , il y a généralement un
trop-plein de tensions: une émotion forte que l'on a
refoulée, un excès de stress... Dans la prise
d'aliments, on recherche une consolation, un soutien.