uN PEU DE "SCIENCE"
Je cite :
"La chrono nutrition est l'application à l'être humain moderne des critèreres de nutrition millénaires que la civilisation lui a fait perdre.
L'être humain primitif était carnivore-fructivore et suivant comme toute classe animale de ce type un schéma alimentaire journalier et saisonnier permettant sa survie.
Cet être primitif était chasseur et cueilleur, conditionné pour :
- boire au lever
- chasser et tuer sa proie
- manger toujours en premier les organes riches en graisse (foie, cerveau) et en sucres lents (entrailles remplies de végétaux prédigérés des herbivores)
- laisser la proie se ressuyer (sécher) à l'air, au vent et au soleil, puis manger les muscles riches en protéines.
- enfin, à la réapparition de l'appétit dans la journée, cueillir fruits, graines ou racines suivant les saisons et l'environnement.
- rythme de vie en fonction de l'éclairement du jour (pas de longues veillées .... !! jusqu'à l'apparition du feu... )
La chronobiologie se réfère aux sécrétions enzymatiques et hormonales de l'organisme humain, dont les variations ou les apparitions sont inéluctablement réglées par des stimuli horaires d'activité, de lumière ou de nuit ou de sommeil, de froid o de chaud, de faim ou de satiété.
Le matin :
forte sécrétion de lipases afind'utilisr les graisses pour fabriquer les parois cellulaires.
Sécrétion des protéases pour entamer le processus de fabrication des parois cellulaires et
secrétion d'insuline pour mise en route de l'utilisation de sucres lents afin d'assurer progressivement les transferts.
Le midi :
sécrétion des protéases et des amylases,
mise en place des protéines cellulaires,
stockage des réserves protéiniques et des globulines de défense.
L'après midi :
apparition d'un pic insulinique permettant l'utilisation des sucres rapides et semi-rapides pour éviter le déstockage des protéines et compenser la fatigue liée au fonctionnement des organes..
Le soir :
il n'y a pratiquement plus de sécrétions digestives, ce qui ralentit considérablement l'assimilation des aliments. Et comme on métabolise peu, on va stocker !
La civilisation ayant étouffé nos instincts et fait passer l'envie avant le besoin, les sécrétions physiologiques ne correspondent plus obligatoirement à l'aliment ingéré. Celui-ci ne peut donc pas être utilisé normalement et est donc inutilement stocké.
Le stimulus n'ayant pas suscité l'ingestion de l'aliment nécessaire à l'organisme, il se produit une sensation plus ou moins aigue d'insatisfaction qui déclenche deux styles de réaction suivant l'individu :
- une BOULIMIE DE SOULAGEMENT, responsable d'une prise de poids parfois spectaculaire
- une RESISTANCE A LA SENSATION DE FAIM, génératrice rapiement d'un état latent ou patent de dépréssion... !
Dans le 1er cas, on a l'explication de l'échec quasi constant des régimes carentiels
Dans le second cas, on a l'explication des fréquents états dépressifs constatés lors de ces mêmes régimes, la dépression étant d'autant plus grave qu'ils auront té bien suivis.
Les BOULIMIQUES (hyperphagiques)
La nourriture est leur refuge, ils aboutissent à l'expression la plus impressionnante des troubles d comportement alimentaire, celle qui conduit le plus sûrement à l'obésité.
Ces problèmes se manifestent sous 2 formes :
la boulimie occasionnelle
la boulimie chronique
BOULIMIE OCCASIONNELLE
Elle est le plus souvent déclenchée par une EMOTION. Dans ce cas, elle est toujours imprévisible, plus ou moins intense, en général fugace, s'accompagnant très souvent d'un sentiment de culpabilité presque toujours suivi d'un sentiment de remords.
BOULIMIE LIEE A UNE CARENCE CHRONIQUE
Ces boulimies peuvent n'être que l'expression du mécanisme compensatoire naturel de carences chroniques, l'exemple le plus frappant étant celui de personnes du 3ème âge se comportant devant un buffet comme si elles n'avaient pas mangé depuis 3 jours !!
BOULIMIE CHRONIQUE
Qu'elle soit polyphagique par multiplication des repas ou macrophagique par augmentation du volume de ceux-ci, ou les deux à la fois, elle aboutira tot ou tard à des situations dramatiquement périlleuses pour l'organisme autant que pour l'équilibre psychologique !




