Hyperphagie, quelqu'un avec qui en parler

Venez partager votre vécu, sans peur du jugement et avec une seule idée en tête: ensemble c'est plus facile!

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Messagede leiloo le 06 Mar 2006, 06:22

bon c'est parti pour une semaine, j'espère que ça va aller...mon but: faire illusion

merci de me répondre si gentiment
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Messagede Manu le 06 Mar 2006, 08:01

Bonne semaine Leiloo, et préserve toi :wink:
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Messagede chloro le 08 Mar 2006, 00:01

Bonjour :P
je réponds peu souvent parce que je me sentais impuissante, mais comme je vous lis, je me rends compte que nous avons des points communs. J'étais celle qui se dévalorisait à l'Extreme, qui voulais se conformer, plaire, ressemble à telle chose, épater, tout donner, je voulais réussir alors que je me répetais inconsciemment que j'étais bonne a rien. En effet, j'Ai manger par angoisse de ne pas etre à la hauteur, par peur d'avoir pris une livre, par peur de perdre le controle des évenements.. j'étais constamment sur le mode "résistance, défensive, soumission etc."
Et puis, j'ai du apprendre a revisiter mes démons du passé, voir ce que je me répetais sans cesse dans mon inconscient pour enfin m'en liberer. Ce n'est pas une travail d'une semaine, ca brasse les émotions, choses que je fuyais tant j'avais peur d'y descendre et de ne jamais remonter.. la nourriture ou la privation m'engourdissait, m'empechait de peut-être tenter de me réaliser dans la vie. C'est pour ma passion que j'ai décidé d'afronter ma peur et de consacrer quasi 24 hueres par jours à me comprendre etc. et en chemin, j'ai vu à quel point la vie est belle quand on se libere des armures qui ont été ajoutées sur le dos. J'ai cessé de m'identifier à mes émotions, j'ai appris à les voir comme des signaux, des indices qui me menaient vers l'origine d'un mal etre, d'un blocage.. qui ne sont pas moi, mais une partie de mon histoire, une partie des choses que je devais vivre pour découvrir qui je suis ici en ce moment sur terre. La culpabilité c'est l'ennemu juré du bonheur. Rien n'est honteux, des enfants prennent le bagage transmit par leurs parents, il se construisent une armure pour répondre a ce qu'on leur a "enseigné", démontrer de la vie... des mécanismes de défenses, des peurs, sont on peut se départir. Vous etes toutes superbes, indispensables et uniques, rien de ce que vous faites ne représente que vous ne méritez pas le bpnheur. Vous faites du mieux que vous pouvez, avec ce que vous savez dans le moment, avec votre bagage du moment. Et chaque jour, avec votre ouverture à etre un jour heureuse et en harmonie avec la vie, vous serez de mieux en mieux dans votre peau, de plus en plus pres de votre coeur, qui est la perfection en lui. Chaque chose est belle, il n'y a aucun ctandard, à part celui qu.on se permet d'accepter. Meme ce que l'on voit dans la société actuelle n'est pas forcément la réalité. Tout est bien, utile... vous etes indispensables, et je vous souhaite de découvrir comme vous etes belles, comme vous pouvez apporter au monde entier par votre simple présence sur terre, par votre amour a vous etc.
La vie sera en accord avec votre coeur, si vous décidé de l'écouter.
Devant, il n'y a aucun vide, de l'inconnu, mais aucun vide, et votre avenir est lumineux. Vivez bien le présent, sans crainte. Si vous vous respectez, écoutez, jamais rien de mal ne pourra arriver.
Vous démarche de venir ici, est en elle meme la preuve que votre sensibilité et votre volonté vous porteront vers le bonheur. Des etres comme vous sont indispensables au monde, épanouissez vous dans ce que vous etes, bon mauvais jour lol, toutes vos émotions, vos désirs.. tout est merveilleux. Prenez soin de vous, donnez vous priorité en ce moment afin de retrouver foi en vous et etre rempli d'amour.

bonne semaine leilo, nous sommes toutes là pour toi
bises
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enfin un nom a mon mal etre

Messagede shirleygirl le 10 Mar 2006, 22:47

En surfant sur le net j'ai trouvé les symptomes de l'hyperphagie et ce forum et je me suis retrouvé dans plusieurs témoignages. J'ai longtemps cru que j'étais boulimique, mais je ne me fesait pas vomir, et je croyais etre seul a avoir ce probleme. En lisant les témoignages, j'ai compris que je n'étais plus seule, mais je ne sais toujours pas comment me sortir de l'hyperphagie.

depuis l'age de 12 ans je suis comme hanté par un mal etre qui n'a fait qu'emplifié. Et à l'age de 15 ans, l'hyperphagie a commencé. J'y ai trouvé un réconfort durant quelques temps jusqu'a ce que mes habitudes alimentaires deviennes trop inconveniantes et honteuses (Je ne pouvais plus manger devant des gens car ils voyaient les quantités astronomiques et me regardaient bizarment). Et la j'ai commencé à manger en cachette, a passer toutes mes journée en cours à songer à ce que je pourrais manger le soir..... sans compter qu'il a fallu commencer a cacher le budget nourriture qui fesait disparaitre de mon argent de poche comme un rien.

Je passais le reste de mon temps a faire des régime car ma mere et ma jeune soeur (et moi aussi avant) sont tres minces (c'est un trait de famille) et que je ne "cadrais" pas avec ce profil. Je voulais moi aussi perdre du poids, plus que tout au monde, mais je n'y arrivais pas.
Vers 17 ans, j'ai commencé à boire, tous les week-ends il y avait des fete et j'y finissais toujours ivre morte. Pendant les prsque 2 ans à la limite de l'alcoolisme, mon hyperphagie a diminuée, surpassée par la boisson, mais n'a jamais disparut. Et lorsque j'ai arrété de boire d'un coup, en 2002, elle est revenue plus forte que jamais, comme une bequille sur laquelle je devais m'appuyer pour ne pas retomber dans la boisson.

Meme aujourd'hui, où j'ai réussi à réduire ma quantité de nourriture quotidienne, les "crises" provoquées par l'angoisse, la déprime ou la dévalorisation (je n'ai pas confiance en moi et je trouve toujours un moyen de rire de moi, ou de me dévalorisé...) me font manger des quantités industrielles.
Je fais 1,75 metres et 90 kilos. je suis en surpoid, mais etant grande, les gens croient simplement que je suis une fille "pulpeuse", ce qui n'ai pas le cas jusqu'à 15 ans j'étais plutot maigre.

Je me suis dis que parler de cet etat ici serait le premier pas pour m'en sortir, je compte aussi aller en thérapie, bien que pour cela il faudrai d'abord que j'en parle à ma mere, ce que je redoute un peu...

merci de toutes les réponses et témognages que je pourrais recevoir, sur comment en parler à ceux autour de sois. Rien que de pouvoir mettre un nom sur mon mal etre et de savoir qu'il y a d'autres personnes comme moi me donne espoir.
chaque jour est un combat, que je ne suis pas sur de gagner.
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Messagede Noella le 11 Mar 2006, 10:50

Bienvenue Shirley, et surtout: pas de honte à avoir! C'est une maladie au même titre que n'importe quelle maladie.
Seulement pour celle ci, les médoc ne feront rien (hormis diminuer l'angoisse par exemple), donc il faut une bonne dose de motivation et surtout confiance en soi.
Je suis sure que tu pourras y arriver, moi m^me j'ai diminué mes crises, cela m'arrive encore en moyenne 1 fois par mois, mais c'est un très bon pas en avant crois moi! :grin:
Noëlla,

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Messagede Manu le 11 Mar 2006, 13:52

Bonjour Shirley et bienvenue ici,

Non tu n'es pas la seule :wink:
Je me reconnais assez dans ton témoignage, notamment au niveau de l'alcool. Jusqu'à 3 ans en arrière, j'organisais de grosses fêtes, pour ne pas dire "beuveries" où la règle d'or était de se mettre la tête à l'envers sous couvert de la convivialité mondaine. J'ai eu cette attitude depuis mes premiers alcools, vers 16 ou 17 ans, jusqu'à 33 :shock:
Je ne buvais pas une goutte d'alcool en dehors de ces fêtes ou de mes sorties, mais vers 20 ans, j'en faisais au moins 2 voire 3 par semaine. J'ai toujours eu cette nature excessive, ne pas m'arrêter pour aller au bout, pour éviter de ne pas passer inaperçue. Une rencontre m'a remis les idées en place, m'a rassurée sur l'intérêt qu'on peut me porter, sur l'amour que je peux recevoir. Depuis, je n'ai plus le goût à ça, je n'en ai plus besoin. En revanche, avec la nourriture, c'est moins évident car moins "trash" que l'alcool, plus ancrée dans les habitudes quotidiennes "normales", incontournables si on veut vivre, ce qui n'est pas le cas de l'alcool.
Je crois qu'il faut vraiment commencer un long travail sur soi même, la perception qu'on a de soi, et l'estime de soi. Le problème ne vient pas des autres, même s'il a pour origine une réaction de notre part, à une violence de l'autre, un traumatisme provoqué par l'autre, une incompréhension de l'autre...
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Messagede leiloo le 12 Mar 2006, 12:23

voila le retour d'un camp affreux mias j'ai réussi à porter un masque de bonheur pendant une semaine...

sinon c'est vrai que l'alcool, depuis 2ans, me permettait d'oublier ce que j'étais le week end et de m'occuper les mains lors de soirées. Je me sentais également moins...comment dire...timide et à part, car en temps normal je suis intimidée à cause de mon poids.La suite est comme la tienne shirley, avec des grosses tuées et des gueules de bois pas possible. Je n'ai arrêté que le jour ou j'ai fini à l'hopitâl, il y a quelques mois avec une oreille dont le cartilage était déchiré... Ca remet les idées en place, croyez-moi

une question, y a-t-il un suivi dans les symptomes (je m'explique : d'abord grignotage, puis levée dans la nuit avec ensuite des excès d'alcool etc...)? Donc une sorte d'étapes par lesquelles on passe?

mias quel bonheur de pouvoir mettre un mot sur ce que je croyais n'e^tre que du grignotage!
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Messagede Noella le 12 Mar 2006, 14:27

je dirais que non, car ca va dépendre non seulement de la personne mais aussi des possibilités matérielles et financières (vit-elle seule...Etc etc)...
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Messagede Manu le 12 Mar 2006, 14:37

oui, il y a tout un contexte autour de cela. Moi j'étais étudiante en fac et en même temps salariée à mi-temps. Tout mon argent passait dans mes sorties (merci papa, merci maman). J'exprimais ainsi un mal-être connu de moi seule, imperceptible par les autres, même par l'entourage proche. Tout le monde aurait dit "Elle ? elle n'a peur de rien, ni de personne !"
Et pourtant...
L'alcool a un pouvoir desinhibiteur puissant, on se sent fort, sans retenue, enfin à l'aise avec tout le monde... Oui mais ce n'est qu'un leurre et c'est de plus très dangereux car "sans retenue" veut aussi dire "sans limite". Lors de mes dernières "fêtes" je buvais une bouteille de gin entière, dans la soirée, et malgré ça, je tenais encore debout, la plupart du temps. J'ai mis ma vie en danger, avec l'alcool, la vitesse, et parfois d'autres substances, mais j'ai toujours su que ce n'était pas ma vraie personnalité, je me suis toujours "vue".
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Messagede chloro le 12 Mar 2006, 19:35

L'alcool, c pas facile non plus. On voit bien ici que tout est interrelié d'une certaine facon. Moi je ne bois pas.. ma mere et toute ma famille ont des tendances alcoolique, c'est peut-être l'écoeurement de cotoyer des gens comme ca qui m'a sauvé de ne pas tomber la dedans.
L'hyperphagie c'est dur d'en sortir.. j'ai eu toute les sortes de troubles alimentaires je pense bien. C'est une facon de combler un vide. de geler mes sentiments etc. Donc, oui, en parler, s'exprimer c dur sur le coup, mais c par la que ca passe. Toujours exprimer ce qu'on pense, meme si on a l'impression que c pas toujours logique.
À la longue on sort tout ce qui vibre en dedans pis qui fait chambranler notre etre intérieur. C'est comme une grande vague, d'angoisse, qu'on tente de camoufler.. tellement moi, que j'avais toujours l'habitude de passer par dessus que j'aurais meme pu penser que j'allais vraiment bien,.. cool je voulais etre cool, que rien me dérangeais, je suivais la vague, je me fondais aux autres...
En plus, je vivais dans ma réalité.. pis quand la vraie vie me sautait dessus, je tombais de bien haut... panique.

Enfin, oui la démarche d'aide est un tres bon pas. Et etre ici, partager, et voir qu'on est pas seule, que ce n'est pas honteux, qu'on peut s'en sortir, c'est vraiment génial.
:pssst:

vous etes toutes des personnes merveilleuses par votre sensibilité. On se tient les coudes :smile:

à bientot
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Messagede Manu le 12 Mar 2006, 20:01

Oui c'est vrai Chloro, la parole libère et ce forum est un formidable espace de liberté verbale. Je crois que je suis maintenant armée pour passer à la suite de l'offensive contre mon poids. Quand une crise d'hyperphagie se profile, je me dis "comment vais-je l'exprimer sur le forum, avec quels mots ?" généralement, le simple fait de verbaliser, rien que pour moi, désamorce le processus du passage à l'acte. Je ne stagne plus dans le registre de l'émotion que je ne sais pas contrôler sans le recours à la nourriture. Je ne sais pas si ça durera, j'espère que oui, tout simplement :wink:

Merci d'être là, à tous.
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Messagede chloro le 12 Mar 2006, 23:39

je suis heureuse de lire cela,
assurément j'Ai des rechutes, c normal si tu en as. Le tout c de ne jamais désespérer. Tu y arriveras.. ca prend un certain temps a des habitudes déja ancrées en soi de changer totalement.. mais petit a petit tu vas y arriver...
c'est un peu comme une dépendance.. ya l'aspect psychologique qui est fort, mais aussi la dépendance physique.
Si tu manges bien le jour, sans trop de restrictions, ni d'interdits... ca va bien aller... les régimes pour moi, s'était l'appel a la l'obsession des aliments.

Prends soin de toi,
on s'écrit!!
bises
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Messagede crisL le 16 Juin 2006, 07:34

Bonjour à toutes

Je suis nouvelle sur le forum, et moi aussi je suis hyperphage, depuis très longtemps, j'ai commencé à boulimer vers l'age de 8ans, à la suite du déces de mon gd frère. Pour ma famille, je ne suis qu'une gourmande qui n'a aucune volonté pour faire un régime. Depuis peu j'ai fait des démarches pour faire une psychothérapie, il ne me reste plus que de prendre le téléphone et prendre rendez vous, et c'est dur. Y a t il parmis vous des gens qui s'en sont sortie grace à une thérapie?

Merci de m'avoir écouter
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Messagede sista le 16 Juin 2006, 08:57

je crois que c'est important... ca te permettra au moins d'avoir un point de vue extérieur. Et tu sais moi pour prendre mes premiers RV chez le psy et la diet il m'as fallu presue 1 journée. Je prennais le tel... et puis je me disais non finalement j'apellerais un peu plus tard... et puis j'ai fini par le faire et je suis très contente d'avoir fait ce pas. Aujourd'hui je me dis que ce jour la j'ai fais un très grand pas vers la guérison.
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Messagede Noella le 16 Juin 2006, 09:14

c'est un grand pas, c'est sur mais il faut le faire. Et surtout si avec le thérapeute, tu es mal à l'aise, n'hésites pas à changer, ne te décourages pas :smile:
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Messagede crisL le 16 Juin 2006, 09:35

Merci pour vos encouragements, j'ai appelé mais ca ne répond pas, peut etre que c'est fermé le vendredi matin, mais promis je réessaye cette après midi, j'ai le coeur qui bat à fond, c'est dingue, juste pour un coup de fil, mais là je suis tellement décidée... je vous tiens au courant.
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Messagede crisL le 16 Juin 2006, 13:01

Ca y est j'ai pris rendez vous chez le psy, j'y vais le 18juillet à 15h

Je suis à la fois soulagée et angoissée, mais maintenant je ne peux plus reculer... je vois le bout du tunnel
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Messagede Noella le 17 Juin 2006, 09:40

super, tu peux être fière de toi,c 'ets vraiment un grand pas dans ta démarche de soin! :grin:

Bravo!!
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