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Plan de l'article:

I- Le jeune enfant
II- La femme enceinte
III- Les personnes âgées
IV- Les personnes en situation de précarité


I- Le jeune enfant.

Le lait maternel est l’aliment et le mode d’alimentation idéal pour tout nourrisson. L’industrie des aliments pour bébés le reconnaît. Toutes les études confirment les bienfaits de l’allaitement maternel, y compris pour les nourrissons nés dans les pays « riches ». La France est en retard en Europe pour la pratique de l’allaitement : 50 % à la naissance et moins de 10 % avant l’âge de deux mois (dans les pays scandinaves près de 100 % des femmes allaitent et quelque 80 % allaitent à 6 mois). Les études montrent également qu’une alimentation lactée exclusive (lait maternel ou si l’allaitement maternel n’est pas voulu par la mère, lait 1er âge) suffit à une croissance harmonieuse et satisfaisante du nourrisson jusqu’à l’âge de six mois.

En France, une diversification alimentaire progressive après l’âge de quatre mois ne semble pas comporter de risque. Avant cet âge, la diversification peut se révéler dangereuse, en particulier par le risque de développement d’allergies, et d’un apport en calcium insuffisant. Actuellement, si l’allaitement maternel est abandonné avant l’âge d’un an, les laits 2e âge devraient être privilégiés. Ils sont pourtant souvent abandonnés trop tôt : question de coût ? Insuffisante information des médecins ? Des familles ? On peut discuter de l’intérêt respectif des préparations maison et des préparations industrielles pour nourrissons. Ces dernières sont contrôlées et nutritionnellement adaptées. Chaque famille doit pouvoir décider en toute connaissance de cause, à partir de son propre mode de vie.

II- La femme enceinte.

La carence en fer est très fréquente chez la femme enceinte (35 % à 80 % selon les études). Elle risque de conduire à une anémie ferriprive.
La carence en folates de la femme en début de grossesse entraîne un risque de non fermeture du tube neural du fœtus (anencéphalie ou spina bifida). Ce type d’anomalie concerne une grossesse sur mille.
Il existe des carences en vitamine D chez les femmes enceintes, particulièrement en hiver. Ceci peut entraîner des hypocalcémies néonatales.
La grossesse est propice à l’amélioration du régime alimentaire. Les spécificités de cet état physiologique doivent être prises en compte pour adapter l’alimentation et les prescriptions.

III- Les personnes âgées.

Les personnes âgées forment un groupe social très hétérogène : on peut différencier des groupes selon :
- l’âge, 65 ans est différent de 75 ou 90 ans ;
- le lieu et la forme d’habitat, à domicile ou en institution, seul ou en famille, avec ou sans soutien ou aide institutionnalisée.

Le vieillissement entraîne diverses modifications du comportement alimentaire et de la physiologie de la nutrition : dysrégulations de l’appétit, du goût, de l’odorat, baisse de l’appétit (alors que certains besoins sont augmentés), troubles moteurs gênant l’approvisionnement et la préparation des repas, problèmes dentaires entravant la consommation, isolement parfois accompagné d’un état dépressif retentissant sur l’envie de s’alimenter etc. La conséquence est souvent une diminution des défenses immunitaires, des risques d’infections qui entraînent à leur tour, des états de dénutrition avec perte musculaire… 30 à 60 % des sujets en institution et 4 % des sujets vivant à domicile sont en état de dénutrition.
On observe des carences fréquentes en vitamines C, D, en calcium, en bêta carotènes et l’ostéoporose est fréquente. La prise en compte de la nutrition de la personne âgée est essentielle à la surveillance de son état de santé.

IV- Les personnes en situation de précarité.

Les personnes en situation de précarité forment une population très hétérogène en termes d’âge et de conditions de vie.
On note, en général par rapport, à la population générale : moins de consommation de fruits et légumes, de viandes et produits laitiers ; plus de consommation de produits riches en glucides et en graisses, un manque de variété des repas, une plus grande fréquence de l’obésité, mais pas plus de maigreur, en dehors de situations très particulières.
Dans les situations de grande précarité (SDF), il existe : plus de dépendance à l’alcool ; de faibles dépenses monétaires relatives en alimentation par rapport aux dépenses en tabac, café et alcool qui se maintiennent ; plus de maigreur et de très faibles apports en calcium.


Source: Ministère de la santé

 

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